12/01/2005

J'ai poussé le grand cri de la délivranceCelui qui retenti

J'ai poussé le grand cri de la délivrance
Celui qui retentit encore dans mes entrailles
J'ai crié j'ai pleuré je me suis débattue
J'ai tout cassé tout déchiré tout arraché
Roulée en boule sur la terre humide
Le corps animé de spasmes nerveux,
Rampant et tendant le bras
J'ai tapé j'ai détruit je voulais respirer
 
J'ai poussé le grand cri de la délivrance
Tranché la gorge, coupé les veines, pendue à une branche
La mort m'a donnée la vie
Je respire, je respire
Enfin je suis née à moi-même
Défaite, défaite
Déconstruite, reconstruite
 
J'ai poussé le grand cri de la délivrance
Et dans la fin j'ai célébré le début
J'ai pu sourire du plus profond de moi-même
J'ai tout donné tout abandonné pour la prendre dans mes bras,
Cette petite fille perdue que j'ai au fond de moi
La bercer tendrement, lui chantonner tout bas
N'aies plus peur... tout est bien...
Endors-toi en paix... jusqu'à ma prochaine mort.
(08-01-05)
 


12:38 Écrit par L'eau | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

a toi respire la vie qui est en toi, qui est en moi, qui est nous

Écrit par : rayon de soleil | 17/01/2005

… en suçant mon pouce je m’endormait tendrement Endors-toi en paix... jusqu'à la prochaine ou je l'espère je pourrai te faire mourrir de rire.

Écrit par : Gorky | 25/02/2005

Les commentaires sont fermés.